La modération a bien meilleur goût.

Proposition quotidienne de rédaction
Citez une situation où vous ne vous êtes pas senti(e) à votre place.

Bonjour, cher sexyness!

Ça fait un bail, dis donc. Quel beau défi que de prendre la suggestion du jour par #wordpress et d’en faire quelque chose de coquin. Alors, mémoire, mémoire; dis-moi à quelle moment je ne me suis pas sentie à ma place.

Il y a de cela au moins deux décennies, on me désignait comme l’amie qui donnait libre cours à ses fantasmes sexuels. Je me sentais en mode chasse 350 jours par année. Faites le calcul, ça en laisse peu qui soient reposants. À l’école, endormie ou obsédée; au travail, survoltée ou obsédée; en sortie, obsédée ou en train de danser. J’exagère un peu mais tout de même, pas trop. Quand le professeur d’université énumère les types de dépendance et que toutes les copines se retourne au moment où il dit  »sexe »; je prends cela comme une confirmation de cet état envahissant.

Bref, il y a cette fois où je terminais un travail d’été pour reprendre les études. Le travail prenait place dans une brasserie très connue, sur le quart de travail du soir. Il y avait cette fille qui travaillait souvent à une station près de moi. Nous papotions régulièrement de tout et de rien sans jamais nous voir à l’extérieur. Nous nous ressemblions remarquablement, j’aurais facilement pu passer pour sa sœur. Nous l’appellerons Adèle. Figure fine et élancée, peu de courbes, entre junkie et athlétique, chevelure foncée, lèvres bien sculptées et de couleur framboise, bottes de combat et pantalons cargo marines. Nous partagions des brins d’actualité ou encore elle parlait souvent de son petit copain et ils semblaient filer le parfait bonheur. De mon côté, le refus de m’attacher perdurait et j’en tirais le plus de positif que je pouvais à travers le sexe. Allez juger ailleurs. J’adorais les flirts sous-entendus que j’exposais effrontément pour désarçonner le coureur et monter à la charge. La surprise sur leurs visages… un élan excitant.

En boîte

Un soir d’automne, tous les étudiants embauchés pour l’été se sont déployés vers les boîtes de nuit pour célébrer la fin du contrat et la reprise des études. Si ma mémoire est bonne, cela tombait un mercredi et les établissements licenciés manquaient de fêtards pour rendre la soirée intéressante. Je me suis donc installée à table avec mes collègues pour passer la soirée. De conversation en conversation, le temps s’écoula et Adèle arriva plus tard avec son petit copain, que nous nommerons  »Justin ». Ils sont visiblement en état de plane mais agréables. Le groupe diminue significativement vers les minuits. Je me retrouve à discuter avec un groupuscule. Pendant une discussion animée, Justin me caresse les cheveux. Je mets cela sur le compte où il voulait probablement me faire prendre conscience que je m’emportais, je laisse couler.

Je suis légèrement imbibée, je suis à me dire qu’il faudrait probablement que je rentre chez moi quand je réalise que j’ai un peu le cafard de rentrer seule. Je commande encore à boire à la serveuse qui passait. D’autres collègues rentrent chez eux et je continue à discuter avec les tourtereaux. Justin me caresse la cuisse. Je mets un moment avant de le réaliser, je le regarde, il me sourit. Je regarde en direction d’Adèle qui est partie commander au bar. Elle revient s’asseoir et parle de projet de déco pour leur appartement et ne semble pas avoir remarqué les agissements de son petit copain. Il s’aventure de plus en plus en me caressant le bas du dos, puis la cuisse et l’intérieur de la cuisse. Il ignore les regards inquiets que je lui jette et je suis indécise de s’il choisi les moments où Adèle regarde ailleurs ou non pour me toucher. Adèle se lève pour aller se dégourdir sur la piste de danse, Justin la suit. Ouf, que je me dis, on a bien faillit assister à une scène de ménage.

Je m’éclipse au sous-sol, je fais mon affaire et passe au miroir pour m’ajuster. Quand j’emprunte le corridor pour retourner en haut, Justin se tient là et je me dis que c’est un bon moment pour aborder le fait que ce coquin me touche éhontément. Je m’avoue que je me le ferais bien s’il n’était pas en couple. Je m’adosse au mur à côté de lui pour garder mon aplomb. Je lui lance un sourire et lui demande comment ça se passe dernièrement avec Adèle. Il me fait un clin d’oeil et me dit  »super bien, elle et moi on a un tas de trucs en commun. On partage plein de choses, on a le même cercle d’amis, les mêmes intérêts, ect. » Je décide de laisser tomber les représailles (de toutes façons je ne les reverrai pas, il est tard, blablabla) et de remonter. Il me prend par la taille et m’embrasse. Sa bouche est soyeuse et goûte la menthe fraîche. Je me laisserais bien aller à lui si je ne me rappelais pas à l’ordre. Cet ordre moral qui s’applique difficilement dans cette période de ma vie. Je me raidie pour sortir de son étreinte. Je sens des mains sur mes hanches et sa bouche passe de la mienne à une autre à droite de mon visage. Je comprends que le clin d’oeil s’adressait à Adèle derrière moi. Il place sa main sur mon sein et je jure que je suis instantanément devenue mouillée. Un guet-à-pent libertin! Moi qui croyais la veillée terminée hahahaha.

La suite peut-être sur mon blogue. #agace

L’observateur

J’étais dans un événement privé quand une odeur phénoménale/phéromonale m’a invitée à dévier d’une conversation qui allait à coup sûr me plonger dans un état catatonique. Mon attention s’est fixée sur le dos d’une chemise, bien pressée, bien portée. Grand, brun, coupe fraiche de la semaine passée, épaules de nageur, fesses rebondies, souliers qui indique le célibataire prolifique. J’ai plusieurs théories sur les souliers, peut-être qu’un jour je te les partagerai.

Ma curiosité était piquée et j’observais probablement intensément, ne cachant rien de mon plaisir de regarder ce joli fessier. J’oublie souvent que je suis parmi les gens et que mes yeux vagabonds me trahissent à l’observateur avisé. Mon regard, lui, n’avait pas échappé à ce spectateur discret. Il se servi de mon errance visuelle finalement fixée pour m’aborder.

Sans déroger les yeux du sujet, je répondis du tact au tact:

C’est gentil, mais si votre « serveur » manque de discrétion, il pourra penser que nous sommes ensemble. Je préfère tenter ma chance en solo. S’il joue dans votre équipe, je vous préviendrai.

Hahah. Comme vous voulez, nous aurions pu avoir un moment amusant dans cette soirée aux effluves d’ennui mortel. Surtout que vous semblez avoir le sens de l’humour et la réponse facile.

J’étais vaincue dans mon dédain pour qu’on me laisse tranquille. Il m’arracha un sourire en coin et je me décidai à le regarder. À cet instant précis, je ne sais pas pourquoi, j’ai eu envie que le temps se fige.

Vous avez absolument raison, cette soirée manquait d’intérêt.

Manquait?

M’accompagnez-vous dehors? On m’a dit que l’allée de gravier en pente à 15 degrés méritait qu’on y séjourne en talons hauts.

Certainement!

Petits rires, nos coupes à la main, nous filons à l’extérieur. Belle soirée d’automne, ciel de campagne.

L’air frisquet d’automne redresse les pensées, aligne les idées alcoolisées et redonne de l’aplomb. Je le détaillais du regard alors qu’il remuait le ciel de ses yeux… si bleus. Ses traits grossiers lui donnait une certaine virilité et son humour égalait son élégance. Il me montra quelques constellations et me raconta certaines légendes, certainement les plus intéressantes.
Alors qu’il se rapprochait de moi, je fermai les yeux et humai son odeur. Pas de parfum, seulement lui. Discret mélange d’agrumes et de menthe fraiche. Il paraissait cultivé et… libre. Pas d’alliance ou de trace d’alliance, pas de chaine au cou, pas de chaine au poignet. Pas de trace d’abus de substance sur sa peau. Pas d’histoire passée qui le rendait nostalgique. Petites rides au coin des yeux, quelques cheveux blancs épars. Il continuait de me vouvoyer et j’adorais cela.

J’aurais dû avoir froid mais mon corps était chaud d’alcool et le désir qui montait en moi me gardait de l’hypothermie. Il s’amusait à me faire rire (je suis bon public) mais il me faisait aussi beaucoup parler. La conversation dérivait parfois sur des doubles sens bien calculés qui nous laissaient quelques secondes silencieux, pour repartir de plus belle dans un autre segment de conversation agréable.
Alors que nous nous esclaffions d’un rire grivois et complice, il s’arrêta net, mis une main sur ma taille et une autre sur mon cou. Il caressa ma joue de son nez et ses lèvres effleurèrent mon oreille et mon cou. Il resta là à attendre en caressant mon dos de ses mains agiles. Le souffle court, je glissai sa main entre mes cuisses brûlantes. Je pris son visage entre mes mains, plongeai mes yeux dans les siens, lui fis un sourire entremettant, léchai ses lèvres avant de l’embrasser goulument.

Il dégagea sa main doucement et me pressa contre lui. Son vis si durcit me faisait presque mal mais je voulais le sentir encore et le voir dénudé. Nous étions à cette soirée qui offrait peu de possibilités d’intimité, sauf peut-être un placard à balais.
Je regardai autour et l’entrainai dans le garage. Nous sommes rentrés et nous avons barré la porte derrière nous. La lune pénétrait par de vieux carreaux salis, et qui nous assurait une certaine discrétion en même temps que cela nous permettait de voir les contours de nos corps
Il me jeta presque sur le capot de la voiture entreposée sous une toile, releva mes jambes et plongea ses doigts en moi. J’étais tellement excitée que ça se fit tout en douceur, la moiteur de mon vagin accueillant ses doigt experts. Je vins presque tout de suite, réprimant mon enthousiasme vocal pour ne pas ameuter le quartier. Il me lança: « Quoi, déjà? »

« Oh, mais ce n’est que le début, vous m’avez mis en appétit. Que diriez-vous de battre des records cette nuit? »

Je défi sa chemise et la fit glisser sur ses bras pour enserrer ses poignets. Je détachai son pantalon et en sorti un pénis droit, érigé comme un gratte-ciel, immense. Je le caressai de mes mains et de mes cuisses puis je me glissai au bord du parechoc et y posai mes fesses. Je descendis son pantalon au genoux. Je passai mes mains sur ses cuisses de marcheur et ses fesses. J’ai lèché entre ses cuisses puis sa bourse avant d’en glisser une partie entre mes lèvres. Je tenais son membre dans ma main et commençais à faire des vas-et-viens alors que ma bouche le touchait… de plus en plus. Je l’ai sucé lentement, puis j’ai relevé la tête pour le regarder. Il avait les yeux qui brillaient furieusement et était parcouru de frissons. Je rebaissais les yeux et pris son pénis dans ma bouche, de plus en plus profondément. Je me demandais s’il allait tenir debout tellement il respirait fort. Et puis j’ai continué. Lentement, vite, doucement et fort. J’ai alterné comme ça jusqu’à se qu’il sorti de ses menottes improvisées pour me prendre par les cheveux. Quelques allés-retours contrôlés et il est venu, sa semence glissant en moi, tout le long de ma gorge.

Il m’a relevée sans s’habiller et m’a pressée contre lui.

Je l’ai regardé dans les yeux pour lui dire : « Chez moi. »

La poste

Je me souviendrai toujours de cette journée. Je fis déjeuner les enfants et les reconduis à la garderie pour revenir à la maison en télétravail. Le soleil brillait et réchauffait ma peau à travers le parebrise de la voiture. Le vent dans mes cheveux me caressait doucement et, pour la première fois depuis un long moment, je me sentais libre. Tout le long du trajet d’une quinzaine de minutes, j’ai eu des souvenirs coquins qui retrouvaient le chemin de mon épiderme et me donnèrent les seins qui pointent. Depuis l’automne dernier, ma vie amoureuse était devenue ma vie à moi toute seule et personne n’était venu troubler ce silence assourdissant. Mais ce matin, je ne su dire si c’était le printemps, j’avais l’impression de me sortir de cette noirceur.

Je me rappelais ma vingtaine très active et les douces caresses de mes amants, moins expérimentés mais compensant par la fougue et le désir brûlant de poser leurs mains sur moi, de les glisser le long de mon cou, de mes seins, de mes cuisses… Je savourais le moment avant de replonger dans le travail.

Je révisais des documents à remettre pour le lendemain quand on sonna à la porte. Je n’attendais personne. Petite correction devant le miroir et je cours ouvrir la porte. Le postier se tient debout devant moi dans le rayon de soleil qui me ravivait tout à l’heure. Pas n’importe quel postier, non. Un homme dans la fin trentaine, le sourire avenant, le coin des yeux rieurs. Je regarde ces mains belles, grandes et douces qui tiennent le colis. Mon esprit vagabonde une nanoseconde. Je me mords distraitement la lèvre. Je relève les yeux pour m’apercevoir que son regard fixe ma bouche. Je rougis. Il me fait un sourire complice. Hum. Je sais très bien ce que contient la boite parce que c’est moi qui ai placé la commande. Il a dû percevoir mon hésitation parce qu’il a dit: « Je pense que c’est pour vous. »; avec un petit sourire en coin. J’ignore pourquoi j’ai pris cette décision à ce moment précis. J’ai bafouillé quelque chose, j’ai ri (non sans me traiter de loser dans ma tête) puis je me suis reprise en lui demandant s’il voulait bien attendre que j’aille chercher un couteau pour ouvrir, parce que la dernière fois… Mais je suis déjà rendue dans la cuisine. Il m’attend sur le pas de la porte. Il ne semble pas pressé de partir. J’aurais pu jurer qu’il avait maté mes fesses alors que je m’éloignais. D’une main experte en ouverture commande internet, j’ouvre le colis. Au moment de sortir l’objet, je le défis du regard en lui disant que je devrais probablement le tester avant qu’il ne reparte au cas où l’achat ne soit pas satisfaisant. Je prends mon temps pour déballer et je sors finalement une boite qui identifie clairement mes intentions.

Sur le couvercle, il y a le dessin d’un godemiché, ce modèle avec une excroissance pour stimuler le clitoris en simultané.

Alors que je m’attendais à ce qu’il file comme un lapin, il plonge son regard dans le mien et dit: « Je ne voudrais pas partir sans m’assurer que vous êtes pleinement satisfaite de votre livraison. » En silence, je le contourne et referme la porte derrière lui. J’enchaine:

  • « Je suis ravie de voir que vous avez le service à la clientèle aussi à cœur cher…? »
  • « Julien. »
  • « Très bien Julien. Je crois que la charge de départ sera suffisante au test sans vous mettre trop en retard sur votre horaire. »

Il mis sa main sur ma nuque et approcha son visage du mien. Il embrassait aussi bien que ses mains étaient belles et cela me mis dans un état de réceptivité absolu. Alors que sa bouche longeait ma gorge, il passa ses mains sous ma robe d’été, détacha mon soutif, glissa ses doigts jusqu’à mes mamelons durs et trahissant mon excitation. Ses baisers se transformèrent en coup de langue désireux de me goûter. Il glissa ses mains vers le bas et me décocha un regard embrasé quand il s’aperçut que je portais pas de culottes.

Je remontai ma robe jusqu’à mes hanches en ne détachant pas mon regard du sien; reculant tranquillement jusqu’aux 4 marches qui séparaient l’étage du palier. Je m’y assis, écartai les jambes et sorti sensuellement la langue pour l’attirer vers moi.

 Il s’agenouilla devant moi, je mis mon pied droit sur son épaule et il commença par embrasser ma cheville en remontant rapidement ma jambe jusqu’à mon mont de Vénus. Volupté et douceur exquise lorsque sa langue toucha mes lèvres. Il les lécha, les écarta, me caressa de son nez pour mieux recommencer. Je gémissais par excitation et plaisir, il savait comment attirer mon attention sur ses manœuvres. Je m’étendis sur le dos juste avant qu’il ne suce mon clitoris. Il passait sa langue doucement autour, me laissait désirer le prochain coup, embrassant la frontière entre mon sexe et mes cuisses. Je ruisselais, je me tortillais, il me laissait bouger et trouvais son plaisir dans mes soupirs et mes plaintes soufflées. J’entendis soudais un ronron familier, celui d’un jouet pour adulte qu’il enfonça doucement dans ma chatte déjà plus que mouillée. Je bougeais, je n’en pouvais plus. Il s’était agenouillé devant moi et faisait des vas-et-viens avec le dildo hyper classe que je m’étais procuré. Je l’entendais geindre quand je relevai les yeux pour m’apercevoir qu’il tenait son pénis dans sa main, tendu vers moi. Cette vision me fit jouir instantanément, mais il continua de me plaire et je vins encore 2 fois. Je retirai l’engin de ma chatte, me redressai et l’embrassai goulument pour le remercier. Je m’approchai de lui, repris son énorme vis dans ma main pour l’exciter d’avantage. Il était brassé des secousses provoquées par son plaisir. Il jouit sans que je n’ai eu le temps de faire quoi que ce soit et j’ai reçu sa semence sur mes seins. Nous étions tellement plein d’endorphines. Nous nous sommes embrassés en guise d’au revoir. Je lui ai lancé: « Vous savez où j’habite. C’était délicieux. »

Il referma la porte, j’entrai dans la douche en repassant en mémoire cette visite de la poste.